TLBB Magazine : Depuis très jeune tu es passionné de photographie, raconte nous comment cela a commencé ? Quel a été le déclic ?
Ouail : Enfant, je suis tombé amoureux de la photographie en regardant les photos de mon père et celle de mon grand-père. Étant le troisième de ma génération, je dirais que ma passion est née avant le début de la première guerre mondiale (rires).


TLBB Magazine : Photographe à Safi, une petite ville charmante, qu’est-ce qui t’as amené à la prendre en photo ?
Ouail : Safi est une ville riche en monuments historiques et possède de nombreuses vues panoramiques donnant sur la mer, invitant de nombreux curieux à l’explorer.


TLBB Magazine : Quelle est la touche personnelle dans les photo de Ouail Ahmed Salim ?
Ouail : je pourrais dire que je suis un petit peu sombre dans mes travaux artistiques. Je m’inspire souvent de la noirceur de la vie.


TLBB Magazine : Quelles sont tes sources d’inspiration à part la « belle Safi » ?
Ouail : Pour moi l’inspiration est plutôt une question d’humeur. Je m’inspire aussi de la musique, de l’entourage etc… .


TLBB Magazine : On remarque une prédominance de noir dans tes photos, pourrais-tu nous en dire un peu plus ?
Ouail : Pour moi la couleur noire ne se limite pas juste à exprimer le mal ou la mélancolie etc… . Parfois, cette couleur exprime le contraire de ce à quoi pensent la plupart des gens.

TLBB Magazine : Si on te demande de poser un filtre sur Safi, lequel choisirais-tu ?
Ouail : Un filtre noir et blanc sûrement, avec une petite réduction de contraste.


TLBB Magazine : Qu’est-ce que veux représente la  » fin  » pour toi ? L’associes-tu toujours à la mort ?
Ouail : Tout début a une fin. Cette fin ne veux pas juste dire la mort, mais aussi une bonne fin exemple : le passage d’une vie pénible à une vie bien meilleure ; la fin d’une maladie ou encore d’une histoire d’amour


TLBB Magazine : Comment l’as-tu exprimé sur les photo que tu a produit pour le magazine TLBB ?
Ouail : Cela va vous sembler un peu bizarre, mais l’idée m’est venue en regardant mon bâton à travers ma fenêtre qui donne sur le jardin. Ce bâton que j’ai adopté le jour ou je l’ai trouvé seul au beau milieu de la forêt. Ce même bâton qui prend la forme d’une faux dans mon imagination.C’est bien à ce moment que j’ ai eu l’idée de prendre des photos dans les ruelles de l’ancienne médina tard le soir, avec le faucheur d’âme, version marocaine, avec la djellaba et les babouches.


TLBB Magazine : Si TLBB magazine devait être une photo, qu’est-ce qu’elle représenterait ? et pourquoi ?
Ouail : La photo d’un trou noir au beau milieu d’une galaxie éclatante de lumières. C’est ce qui définit, pour moi, l’originalité du concept TLBB.

Interview par la Redaction – photos de Ouail Ahmed Salim Mandari

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